Summary: | Il s’agit d’analyser, à partir d’un corpus de pamphlets repérés par l’historiographie comme « comiques » et ayant pour sujet la réunion des États généraux (oct. 1614-fév. 1615) et les événements qui y sont liés, quels sont les procédés et procédures par lesquels peut se définir et matérialiser ce « comique ». On peut repérer trois tactiques : la distanciation facétieuse, qui consiste à feindre de ne pas prendre au sérieux l’actualité, et à la traiter prosaïquement ; la seconde, la plus manifeste, est l’exhibition d’un énonciateur bouffon (ou plusieurs), quitte à ce que le sérieux du texte soit en discordance avec cette énonciation ; on trouve aussi un mélange de sérieux et de grotesque/burlesque. Souvent, cela aboutit à introduire de l’ambiguïté dans la cible du rire ; il arrive même que le rire se retourne contre la curiosité des lecteurs, et le phénomène de la prise de parole pamphlétaire, tournée en dérision.
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